Wake up !!!

J'écris jusqu'à l'epuisement pour ne pas penser à Elle...

Réveil à six heures, pc allumé, je me lève et m’effondre sur le lit à deux mètres, il me reste encore quelques heures à dormir…

Réveil bis, le retour, plus difficile encore, il me faut un café!
La vie est faite de contresens unique Il n’est pas rare que j’utilise une à deux feuilles de papier toilette pour me faire un filtre à café de fortune, je pense alors en souriant que je me vois mal, à l'inverse, utiliser des filtres à café pour ... Tu sors !!
OK !

Je sors , grise mine ...

Le gris est la couleur des diplomates, je suis dans les tons anthracites mais cela ne rime à rien, à part peut être enfin s’accorder à la saison.

Pas de saison 2 avec Elle, tout cela m’empêche de dormir depuis des semaines.
D’habitude, je me couche tôt et me lève le plus tard possible; j’épargne en somme!
Sauf quand je repars dans un cycle d’écriture particulièrement éreintant pour une pauvre chouette que je suis.
Sortir est insupportable. Je vis dans un monde de béton, de goudron, de voiture et d’essence, bienvenue sur la terre, factory du déchet.
Je reprends ma vie en monochrome, une vie de manichéen, on me reproche souvent d’être négatif, c’est exact, je vois la vie en noir et blanc. L'enfer, j'ai conscience de tout cela.
Deux camps. Les autres, moi. Vos vies, la mienne. mes valeurs, vos illusions. Vos soucis, mes drames!

Le bar, c’est comme le Soho, ou le Pec citron, quelques gouttes suffisent.
En effet, au bout de quelques semaines, je ne vais plus à la fac et commence à gagner ma vie. Je me fais des relations utiles. Du moins, dans ce milieu. Je ne paye plus mes locations au vidéo-club, on m’offre même de la drogue. Quant aux filles, c’est facile...

C’est évident, il faut négocier ce nouveau virage. J’entre de plein-pied dans "le monde de la nuit", du noctambulisme, fraîcheur du petit matin avant d’aller se coucher, ivre d’insouciance. Demain, c’est tellement loin.

Tout arrive très vite quand on vit la nuit: la montée, l’euphorie, la descente, le stress, les cigarettes salvatrices, et surtout, le matin. Nous sommes rarement couchés avant 8h.

On ne voyait pas venir l’aube. Alors, le jour de l’an, n’en parlons pas. De toute façon, on travaille. C’est un jour comme un autre, on ferme un peu plus tard, c’est tout.
Sur la fin de soirée, disons vers 7h, il n’y avait quasiment plus personne.
Ca descend tranquillement, anesthésiant mes sens, et surtout ma gorge. Accoudé au bar, je pense à tout ce qui m’entoure. Je vis avec un pote. On s’amuse, on fait la fête. Mais je ressens comme un malaise. J’ai le sentiment que mon existence est vide.

Pas grave! On est tous pareil, à ressentir la même confusion. Alors je creuse un peu pour savoir d’où vient ma gène. Du passé ? Peut être. Depuis décembre, je sors plus qu’avant, je fume beaucoup, je bois énormément, je dors seul ! Et me couche tard. Quant au futur, nous y voilà.
En fait, c’est aujourd’hui, maintenant. Je slalome entre souvenir et avenir. Je ferais n’importe quoi pour ne pas penser au présent.
Mon problème est intemporel, c’est pour ça qu’il est si contemporain!

Je gâche ma pseudo jeunesse à m’évanouir dans des «Paradise Lost». Mais, ce n’est pas grave, je ne suis pas seul sur le bateau…Ivre...
(Rimbaud, Milton, ça enchaine la dedans...)

Une vodka glace bien liquoreuse, le bar se vide plus vite que mes vers. Je perds pied, je ne sais pas comment je fais pour tenir debout dans cet état. En fait, je suis assis sur un grand tabouret. Mon coude ne fait qu’un avec le comptoir qu’il faudra cirer quand la fête sera finie. Mais la fête est terminée depuis longtemps. Tout le monde fait semblant, de s’amuser, d’aimer et d’être heureux.
Je ne crois plus en rien....
Nous n’assumons plus rien,
pas même notre désespoir. Surtout pas ! Mais, ce soir, j’ai décidé d’assumer. Je suis donc seul. Je griffonne mes états d’âme sur un calepin Camel, j’écris tout ce que me passe par la tête. Je commence l’année comme ça. Je me sers un cocktail généreux en vodka, rhum, tequila, gin avec plein de jus de fruit. C’est sûrement dégueu mais je ne sens plus rien de toutes façons. C’est peut-être ça mon problème, il me manque une étincelle, un but, quelque chose en quoi je pourrais croire. Moi ?
Non ! J’ai besoin d’un sens, d’une mission.
Mon cocktail m’inspire, çela me rend spiritueux...
Je devrais peut-être me tourner davantage vers les autres.
Il faudrait aussi que je trouve une copine, j’ai besoin de recevoir, mais surtout de donner !

Depuis décembre, je me noie dans mes nuits ! En plus, il pleut tous le jours. Caen est inondé. C’est Venise qu’on assassine! Je me sens mal. Je veux rester chez moi, que la musique s’arrête, que tout s’arrête, que stoppe cette techno malsaine. Je hais tout ça.
Je veux mourir tôt, avant 2100 si possible.
«Signez là.
-Ok.
-Maintenant, dormez, on s’occupe de tout.»
La musique s’arrêta. Place au vide. Je pouvais mourir en silence.
Jack, coincé entre hier et demain...

1 comment:

Cédric said...

Toi Vide ? Même si le texte a plus de 10 ans tu es tout le contraire.
Une plante qui arrive à pousser dans un désert de sel
Tu m’avais parlé de ces tempêtes et j’avais eu du mal à imaginer ce qu’il en était. Maintenant je découvre à quoi cela ressemble..
Tu as ouvert des portes ces derniers mois mais la tempête semble revenue plus forte que jamais. Faut il les refermer ? Se serait reprendre le cycle au départ.
Ne les referme surtout pas , on va t’aider à les tenir, le temps que ça passe.
le bleu qui en découlera sera de la même force et toi aussi..