Pas fidèle ? Pas scrupuleux, trop malin pour être honnete et surtout, trop clairvoyant pour etre heureux...
(ou est ce le contraire ?)
Je suis le sujet le plus divertissant que je connaisse. Dans ma vie je me suis lassé de tout mais jamais de ma personne et je pourrais bien être le seul. Comment pourrais-je m’aimer après tout ça?
Et puis il y a : Les raccourcis pychologiques, les voyages psychédéliques,les produits toxiques, les idées séditieuses ! Les crises de lucidité, les malaises, les gros problèmes de personnalité, les longs moments d'absence, les interminables listes de choses à faire, à regler, les manifestations d'inconscient et les comportements étranges, les plongées dans des états de confusion.
Je suis un produit gratuit, sans posologie, une substance nocive pour autrui. Les autres me sont indispensables pour m’exprimer. La misanthropie n'est pas une maladie des yeux, c'est un luxe que je ne puis point m’offrir, je n’ai pas le choix, me voici privé de toute liberté.
Il a fallut, apprendre à vivre dans la peau de ce quelqu’un si,
détestable,
m’accommoder de mes tics et de mes réactions si souvent,
contestables.
J’ai de grands éclairs d'inconstances qui durent parfois des mois entiers.
C'est dur.
Je me hais, je déteste mes semblables, et méprise ceux qui me sont différents. Amertume, Méprise, Mensonges, Mal-être, Mésestime ! Mais qui pourrait s’apprécier là-dedans? Comme un point virgule, lourd de sens, je ne sais comment m’utiliser. Double emploi, double tranchant, nulle part à sa place. Je retiens ma respiration, je vis en apnée, mon existence est en suspension. Ne possédant aucun but réel ni de raison de vivre je me retrouve au générique comme figurant, au mieux un téléspectateur moyen ; trêve de ponctuation, les événements et leurs interprétations sont contre moi.
Je n’ai même plus envie de regarder devant. J’ai perdu confiance, la flamme s’est éteinte avec le dernier souffle. Malgré tout cela, je me sens unique, seul, désoeuvré, ne pouvant conter mon malheur à personne. Une psy ? Et pourquoi pas henry Chapier !!!
Je me sens prêt à éclater, ne vous protégez pas, je suis vide !!!
L'auteur, un homme qui va bien !!
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8 comments:
Beaucoup d'images viennent en te lisant...:Une foule sombre en N/B avec un point Coloré au centre peut être un clown ou un rayon de lumière ...très 70".
On pense à des pochettes de vinyle.
Ce qui est fascinant c'est que plus tu parles de toi et plus tu me touches moi. Plus tu es sombre et plus tu dégages de lumière.
Avec le sentiment que tu touches au vrai..à une réalité crue dont on essaye tous de se protéger en se droguant chacun à sa manière de (et au) quotidien pour s'empêcher de penser de voir le vide.
Cela fait du bien de te relire...
merci
Je ne méprise pas mon prochain. Au contraire ! J’ai suffisamment d’estime envers mes semblables pour croire qu’ils peuvent être aussi cons que moi. Et même carrément beaucoup plus. C’est vous dire si je les aime ! En revanche, je suis très régulièrement en conflit avec la seule personne que je ne pourrai jamais virer de ma vie : moi-même. "Vivre dans ma peau"... Cohabitation forcée et nécessaire, à condition d’aimer un tant soit peu la vie évidemment, sinon la solution est vite trouvée. Cohabitation difficile – en cette période morose, la crise du logement me guette... trop de colocataires s’entassent là-dedans, trop de tout s’entasse là-dedans d’ailleurs. Je suis toujours "trop" quelque chose. Trop compliquée, trop instable, trop dure. Trop "entière", paraît-il. Paradoxe : je ne me suis jamais sentie aussi entièrement incomplète, inachevée, morcelée. Ame diffractée dans une personnalité aux multiples facettes, mais toutes ne renvoient pas la lumière malheureusement… Schizophrène ? Jack! Que faire ? Parfois, les gens ont des solutions étonnantes. Ah ! Les gens ! (que j’estime beaucoup, n’oublions pas) Le conseil le plus stupide qu’on m’ait jamais donné ? "Arrête de réfléchir". Comme si on pouvait commander ce genre de truc. C’est comme dire à quelqu’un : "aime le foie de veau ! " ou encore : "inspire-toi !" Bon sang mais c’est bien sûr ! 26 ans que je réfléchis, alors qu’il suffit d’arrêter de penser pour que tout aille mieux ! 26 longues années de foutues, et merde tiens ! Autre conseil transcendant : "tu devrais prendre du recul." Ah oui ? Et pour faire quoi exactement ? Reculer pour mieux sauter ? Prendre du recul… Si vous saviez, mes pauvres gens ! Parfois j’en prends tellement, du recul, que je sors de mon orbite ! Vivre en marge de sa propre existence est une expérience relativement angoissante d’ailleurs. Un coup à laisser n’importe qui y trafiquer n’importe quoi. "T’es pas simple comme fille quand même !" Oh la belle litote ! Mon arme personnelle face à mes problèmes existentiels est l’humour, et tout particulièrement l’autodérision. Le problème est que nous ne sommes pas tous égaux là-dessus. En matière d’humour, tout est affaire de savant dosage. Les mots sont faits pour jouer, encore faut-il que tout le monde possède la même règle du jeu. Peut-on rire de tout ? Bien sûr que oui... si tout le monde rit ! Moi je (pléonasme !) ris de moi-même. Ça élimine d’emblée tout risque de plaisanterie mal interprétée. En plus, je tombe souvent d’accord avec moi-même sur pas mal de sujets donc c’est nickel. Mon polymorphisme (qui n’est pas une tumeur) est aussi une force. Il me permet d’exercer des métiers aux exigences plutôt diverses, dirons-nous. Attention, équation conceptuelle : personnalités multiples = capacité d’abstraction supérieure à la moyenne + grande aptitude à se travestir. D’où ma deuxième arme : le mensonge. Je suis capable de mentir à n’importe qui, n’importe quand et avec un aplomb qui dépasse l’entendement. C’est triste à dire, mais c’est pourtant vrai. Attention, formule mathématique : mon mensonge est exponentiel. Je mens quasiment tous les jours à quelqu’un, ne serait-ce que par omission. Le mensonge qui m’a le plus coûté ces temps-ci : fermer ma gueule quand j’aurais pu et dû l’ouvrir. C’est trop tard. Maintenant, j’assume. Quitte à mentir en la bouclant jusqu’au bout. C'est le moins que je puisse faire. Un mensonge quotidien : "bonjour !" – la plupart du temps, je ne le pense pas, surtout depuis que je me suis rendue compte que personne ne me dit merci. Mon mensonge préféré enfin : "je ne sais pas". La plupart du temps, je sais… Mourir d’amour ça a l’air long et chiant. Mourir d’ennui idem. Mourir de rire ? J’en meurs d’envie ! Certains espèrent partir dans leur sommeil, moi je crèverai
en rigolant,
pour fair’ semblant,
de n’pas pleurer...
mon…
vieux…
Jack !
Une fille qui va se coucher.
(panique pas, je squatterai pas comme ça à chaque coup, mais fallait bien fêter ton retour sur les ondes bordel !)
Je n'ai jamais donné mon avis sur toi mais toujours lu ta vie avec une grande attention, ce qui signifie une première lecture silencieuse puis une seconde à voix haute. La différence: la première me permet de m'orienter vers un avis favorable ou défavorable de tes idées, de tes pensées; la seconde m'autorise à prendre les touches de mon clavier pour un défouloir me permettant d'écrire ce qui va suivre. Je ne suis absolument pas abilitée à formuler quoi que ce soit sur toi mais j'en ai envie, alors très spontanément... Je te méprise, te haie, tu m'insupportes et m'indiffères. La vie que tu mène est un flot de désastres sociaux et d'échecs personnels. 1/3 de passé et rien d'accomplit. Heureusement que les 2/3 restant sont devant toi mais avec cette force et cet optimisme aussi puissant que l'envie que tu as de confier au gens ta bonté, tu n'iras surement pas très loin. Ni très haut; you fell off the social scale au premier barreau. Ce qui est rassurant c'est que tu as la même image de toi que celle que tu renvois aux autres, ça manque un peu de mystère mais ça reste honnete. Un être né pour exister à ses dépends, errer ici, tourner en rond sur la planète, n'ayant aucune utilité ni matérielle ni intellectuelle. Postiche, potiche.
You're lost little boy
You're lost...
Et c'est grandement dommage, alors prends une carte, ta boussole et ta belle gueule et avance cowboy!
Ps: Pour te répondre,
Je vais bien, ne t'en fais pas.
hey c'est l'auteur
Sarah, t'inquietes, prendre du recul, c'est prendre de l'élan....
le dernier texte, le 4ème, est tellement dépourvu de style et de finesse aussi bien dans la forme que dans le fond, qu'au début je ne pensais même pas qu'il m'était adressé. LOL
Puis, à la relecture, je suis pris de pitié, alors encore désolé si je t'ai blessé et tant mieux pour toi si ça soulage !!
Moi, je suis à des années lumières de tout cela !!
PS : lol j'ai écrit ce texte il y a dix ans ...
L'auteur...
sarah, après relecture, dans ma tête, lol, je trouve vraiment que toi et moi on a des choses à faire ensemble dans ce domaine !!
j'aime comment tu rebondis sur mes trips !
à plutard....
J’aime rebondir sur les trips des gens. De Caen. J’avoue toutefois avoir une petite préférence pour les postiches, pardon, pistaches! ça et le pastiche bien frais.
Une collaboration littéraire entre gens pleins de ressort… et pourquoi pas ? chiche ! (Marcus Tullius pour les intimes)
post scriptum : mille excuses pour l’humour potiche, oh là là, potache, décidément...
Sarah
calme toi avec tes calembours a la con
lol
oui !!!
bon jfile lol
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